musique

Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 16:54

Demain, tu descendras vers la ville ;

Tu emporteras dans tes yeux

Mon dernier visage vivant,

Tu seras le seul au monde à le connaître.

Il ne faudra pas l'oublier.

Moi, c'est toi.

Si tu vis, je vivrai.

 

Jean-Paul Sartre

 

Oser dire ...

 

 

Si on pouvait rassembler de tous les coins du monde tous les mots que l'on a jamais osé dire.

On pourrait en faire une longue chaîne qui ferait le tour de la terre.


Tous ces mots emprisonnés depuis si longtemps et qui pourraient enfin prendre le chemin de la liberté.

Mots lourds qui oppressentet qui deviendraient légers une fois libérés.

 

Tous les mots d'amour jamais prononcés ou qu'on ne répète plus parce qu'on les a déjà dit une fois.


Mots de tendresse qu'on est gêné de dire parce qu'on n'y a pas été habitué ou qui nous paraissent sans importance.


Mots d'encouragement qu'on néglige et qui pourraient redonner le goût de vivre et d'agir.

Mots d'explication qui dénoueraient les malentendus et qui délivreraient de l'orgueil.


Mots d'apaisement qui feraient oublier la tristesse.

 

Mots simples qui rappelleraient les petits bonheurs qui parcellent nos vies et qu'on ne voit pas toujours.


Tous ces mots qu'on enferme, ou auxquels on est indifférent , trop pris par ses propres difficultés ou maladroits en leur compagnie.

 

Tous les mots rentrés et qui pèsent tant , et qu'on tait par faiblesse croyant que c'est pour ne pas blesser, qui deviennent silence douloureux ou colère qui cherche à s'exprimer différemment en gestes ou en attitudes.

 

Comme tout ce qui vit, les mots ont un caractère d'ambiguité qui les rend capables du pire comme du meilleur.

 

Les mots sont beaux en eux mêmes.

Certains sont de vrais poèmes.

 

Mais c'est le coeur, bon ou mauvais, qui les transforme et leur donne toute la densité, leur puissance d'expression

 

Quand ils passent par un coeur ouvert ou généreux, ils peuvent apporter la paix, la compréhension, le pardon, l'explication et rétablir l'amitié compromise et parfois même rebâtir l'amour qui semblait détruit à tout jamais.

 

N'ayons pas peur des mots…

 

 

 

Prends un sourire,fais-en cadeau à qui n'a jamais souri.

Prends un rayon de soleil,

fais-le voler là où règne la nuit.

 

Découvre une source,

et fais mouiller qui vit dans la boue

 

Prends une larme,

pose-la sur le visage de qui n'a jamais pleuré.

 

Prends le courage,

mets-le dans l'âme de qui ne sait pas lutter.

 

Découvre la vie,

et raconte-la à qui ne sait pas comprendre.

 

Prends l'espérance,

et vis dans sa lumière.

 

 

Prends la bonté,

et donne-la à qui ne sait pas donner.

 

Découvre l'amour,

et fais-le comprendre au monde entier.

 

Mahâtmâ Gândhi

 

 


Par katefannay - Publié dans : musique
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 21:08

Thomas PITIOT

"Mamadou....l'étranger"
"Un rêve sans étoiles"
« La culture est un besoin élémentaire »



 

Thomas Pitiot fait la première partie de la tournée d'IDIR,
il est entre révolte sociale et doux
et profond feeling africain !


Thomas Pitiot sait poser ses mots aussi bien sur les accords d'une guitare, d'un accordéon que sur
ceux d'une Kora ou d'une Derbouka.

 
Sa poésie urbaine est faite de chair et d'âme.
Ses textes emprunts d'une belle ouverture d'esprit
nous baladent dans l'univers des banlieues, sa banlieue :
la Seine Saint-Denis.


Sur des rythmes de rap, de reggae, de ballades africaines,
Thomas Pitiot nous offre "de la chanson
française colorée" ainsi qu'il le dit lui -même.


Live sur France 2, émission
"Des mots de minuit" du 05 mars 2008. 


 

 



Musique : Leonard Cohen.

Arrangements : Thomas Pitiot

 

http://www.thomaspitiot.net

 


Thomas Pitiot - "Un rêve sans étoiles"

 

 





    De sa banlieue rouge, Thomas Pitiot trimballe le sens du collectif, l’énergie gratte-poil, la poésie pudique. Griot d’une société qui se perd, la plume alerte et la musique métisse, l’artiste livre pour Respect ses quatre vérités.

ICI ET LA-BAS
« Tout le monde se dit de quelque part »...



Pourquoi la Seine-Saint-Denis n’aurait-elle pas droit à cette revendication ?


Sans fierté ni arrogance.
Savoir d’où l’on vient géographiquement, socialement, culturellement, permet de comprendre qui l’on est.



La Seine-Saint-Denis est mon port d’attache, l’endroit d’où je pars, où je reviens. Je suis nourri de sa diversité, de ses réalités populaires, j’en ai besoin…

 


Même si certaines villes sont des ghettos, des zones de paupérisation terrible où ne subsistentni espoir, ni solidarité.
Ma vie, je crois, va être faite d’allers-retours
entre moments dans mon quartier et
périodes de respiration loin de l’urbanité.

Mon énergie, mon combat, ont besoin d’aller se recharger
et s’enrichir ailleurs.


« Mon attachement à l’Afrique n’a pas été immédiat »...

 


Il n’est pas lié à une expérience précise ;
plutôt une accumulation de vécus d’enfance,
de rencontres musicales, de relations de voisinage.


Quand l’envie de voyager m’a titillé, je me suis naturellement tourné vers des pays où retrouver les valeurs, la simplicité,
la sérénité, que notre société a perdues.
Gamin, on m’a enseigné à partager mes jouets.



Alors que notre société cultive le repli et la peur,
je reste porté par des envies de projets collectifs.
Du point de vue artistique, ce disque est l’aboutissement de sept ans de travail, avec mon groupe,
autour des musiques d’Afrique de l’Ouest.

On s’est penché sur ces rythmes et ces sonorités, on a fait des rencontres, effectué des résidences.

 



«Contestataire» ?


 

Disons plutôt « insolent ». Le monde va de plus en plus mal.

Mon boulot, c’est de pointer ses dysfonctionnements. Pas en écrivant, comme certains, des slogans pour ados révoltés, rassurés d’entendre « société tu m’auras pas », mais en travaillant sur les idées, en abordant la réalité
dans sa complexité.

C’est plus compliqué…

 

Et ça peut donner des chansons super longues qui peuvent rebuter !

La vraie contestation n’est pas d’aller gueuler contre le système à la télé, mais de confronter chacun à ses responsabilités.
 
Sortir du « ma place, mon taf, ma carrière » pour dire les choses, au risque de se saborder !

 


Pour soutenir sa diffusion dans les quartiers populaires, des tarifs bas et des programmations attractives ne suffisent pas. Les lieux culturels sont désaffectés, vécus comme des sanctuaires inaccessibles destinés à l’élite.

Pour casser ces représentations et recréer du lien entre culture et population, il faut une démarche d’animation.

Sans brader la qualité, aller trouver les gens là où ils sont, susciter leur curiosité, nouer la relation…


Malheureusement, l’énergie de partage et d’altruisme
est en plein délitement.

Les jeunes ne conçoivent plus qu’on puisse
s’investir bénévolement !
Il faut réinvestir les champs d’activité non-marchands,
non rétribuables, non spéculables.

Ce sont humainement les plus intéressants.

Recueilli par Réjane Ereau

 



 

Au final, Griot ne rentre ni dans la case « world music » ni dans celle « chanson française ». De quoi déstabiliser certains programmateurs !

L’exploration fait partie de mon parcours artistique :
j’ai envie d’essayer plein de choses, d’exister sur diverses tonalités… Tout en faisant la synthèse entre différents
univers – genre textes à la Ferré sur instruments sénégalais.




ICI ET MAINTENANT
« Avant d’être un chanteur, je suis un activiste »...







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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /2008 22:16


J'veux du soleil pour vous tous,
 
Privés de liberté,
de joie et de Vie !



 
"J'veux du soleil"  -  Au p'tit bonheur



La chaleur dans nos corps et surtout nos coeurs

 

Un peu de joie nous fera du bien, et j'envoie des rayons au-delà des murs des prisons, des hôpitaux, des cliniques, à tous ceux privés de liberté, qui souffrent, qui vont mourir...

Je ne vous oublie pas...


Katelemonde

Par katefannay - Publié dans : musique
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 20:35


Leonard Cohen.

" Like a bird  on the wire."









Like a bird on the wire,
Like a drunk in a midnight choir
I have tried in my way to be free.
Like a worm on a hook,
Like a knight from some old fashioned book
I have saved all my ribbons for thee.
If i, if I have been unkind,
I hope that you can just let it go by.
If i, if I have been untrue
I hope you know it was never to you.


Like a baby, stillborn,
Like a beast with his horn
I have torn everyone who reached out for me.
But I swear by this song
And by all that I have done wrong
I will make it all up to thee.
I saw a beggar leaning on his wooden crutch,
He said to me, you must not ask for so much.
And a pretty woman leaning in her darkened door,
She cried to me, hey, why not ask for more ?


Oh like a bird on the wire,
like a drunk in a midnight choir
I have tried in my way to be free.







L'oiseau sur le fil



Comme l'oiseau sur le fil
Comme l'ivrogne dans une église
J'ai tenté d'être libre à ma façon
Comme le ver au bout du fil
Comme le chevalier d'un ancien livre
J'ai gardé pour toi ma chanson
Si je fus cruel
J'espère que tu pourras l'oublier
Si je fus injuste
J'espère que tu sais que ce ne fut pas pour toi


Comme un enfant mort-né
Comme une bête encornée
J'ai déchiré ceux qui tendaient la main vers moi
Mais je jure par cette chanson
Et le mal fait dans ma maison
Que je réparerai pour toi
J'ai vu un mendiant appuyé sur son ombre
Il m'a dit : "Tu ne dois pas trop demander"
Et une jolie femme devant sa porte sombre
Elle m'a crié : "Hé, pourquoi ne pas plus demander"


Comme un oiseau sur le fil
Comme un ivrogne dans une église
J'ai tenté d'être libre à ma façon


Traduction de Jean Guiloineau




Par katefannay - Publié dans : musique
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /2008 19:41



"JE M'ECRIS"    
            Kery James -  Grand corps malade -  Zaho  (LIVE)




Kery JAMES - Charles AZNAVOUR    
                                Sur FRANCE 2 !!!

"A l'ombre du Show-Business "




Kery James:

A l'ombre du Show-Business



Combien de temps ?    combien de temps ?
Vont ils étouffer notre art
Combien de temps?
Vont-ils se partager les victoires de la musique
On s'en fout on est réels nous, t'es fou toi


               Ils tentent d'étouffer notre art    
                                                        faut être honnête
               Ils refusent de reconnaitre qu'en ce siècle
               Les rappeurs sont les héritiers des poètes 

              
               Notre poésie est urbaine, l'art est
                                                                universel
               Notre poésie est humaine 

              
               Nos textes sont des toiles que dévoilent nos mal-êtres
                                                               Des destins sans étoiles
               Nos lettres, photographies des instants 
               Deviendront des témoins chantant 
                                                      le passé au présent



Un piano, une voix
Tu vois l'art des pauvres n'a besoin que de ca
Je rappe à la force des mots sans artifices


Moi c'est à force de mots que j'suis artiste
J'pratique un art triste, tristement célèbre
Car c'est à travers nos disques que la voix du ghetto s'élève


Mon rap est un art prolétaire alors les minorités
                                                        y sont majoritaires
Mais comme tout art je pense que le rap
                                                        transcende les différences
Rassemble les coeurs avant les corps
Faisant des corps des décors
Mettant les coeurs en accord



Et si j'ecrivais mieux que Lionel Florence
Issu de la 2ème France
                    j'attends encore ma 1ère chance

Pardonne mon arrogance mais ils condamnent
                                                          mon art en silence
Pendant que je pleure mes potes ont terminé leur dernière danse


               Alors oui je suis poète dans le cercle
                                                                     des disparus
               A l'ombre du Show-Business, mon art
                                                                     vient de la rue



Mon art est une pierre précieuse qu'on a recouvert
                                                                         de ciment
Que seul peut faire fondre les sentiments


Mon art est engagé
Mon art a un sens
Mon art a une opinion
Mon art est intense
Mon art ne s'excuse pas s' il vous gêne
Car il apaise nos coeurs

 
C'est le cri des indigènes
Oh que j'aime la langue de Molière
J'suis à fleur de mots tu sais
Y'a une âme derrière ma couleur de peau
Et si je pratique un art triste
C'est que mon coeur est une éponge


                         On est rappeurs et artistes
                         Même si ca vous dérange


Charles Aznavour
:
A l'ombre du show business
A l'ombre du show business


Kery James :

J'écris des poésies de larmes
Des pluies de pleurs
ils veulent tuer mon art
Mais mes oeuvres demeurent


A l'ombre du show business mes vers sont des éclats
Qui rayonnent sur les coeurs


               C'est pas grave s' ils m'écartent
               J'ai grandi sur du verglas
               Ou chaque chute peut être fatale
               Dans le ballet des balles
               Dans le dialogue du métal
               La france nous a mis de coté



Je l'ai écris ce qu'on ressent
                                   quand on est rejeté
Sans pudeur je l'ai décrit
T'es fouuuuuuuu toi
 
Ca fait 20 ans qu'on chante la banlieue
20 ans qu'ils décrient nos écrits en haut lieu
20 ans qu'ils étouffent nos cris
Qui transcrivent les crispations des coeurs en cris




C'qui Nous Perd
L'amour véritable
En sang bleu
A toutes les mères
et les conditions de vie de nos frères en prison



20 ans qu'on ouvre des fenêtres
                             sur des avenirs sans horizons
20 ans qu'on pose nos mains 
                             sur des plaies ouvertes qui saignent le rejet
Car l'égalité des chances n'est qu'un projet



Charles Aznavour :
A l'ombre du show business
A l'ombre du show business


               A l'ombre du show business
               Faut être optimiste mon frère
               Tous les grands mouvements ont souffert
               Les poètes sont morts de faim
               A l'ombre du Show-Business



Aujourd'hui ca serait peut-être même....
                                                       plus facile
Les portes sont fermées, verouillées
Mais elles s'ouvrent petit à petit
Et Plus tu y croiras, plus tu pourras
Plus tu réussiras à l'ombre du show business



Aujourd'hui ca sera peut être plus...simple
Parce que y'a toute une jeunesse qui te suit mon frère
A l'ombre du show business,
                                         le soleil peut se lever...

Par katefannay - Publié dans : musique
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /2008 11:53

"un autre monde est possible"  
                                  par  keny arkana









                   Ca me manque .....


Ce matin,
           mon réveil n'a pas sonné
C'est normal,
           je n'étais pas chez moi...
Ce matin,
           je n'avais pas de douce couette,
C'est normal,
           je n'étais pas dans un lit...


Ce matin,
           le vent m'a fait frissonner,
                         Le soleil m'a illuminé...

C'est normal, j'étais dehors ...


Alors,
 J'ai ouvert les yeux pour enfin
                                          savoir où j'étais


Le ciel était bleu ce matin là,
L'herbe était encore mouillée,
                                 fraîche de rosée
            
                           Et moi...
                                   j'étais seul sur un banc .....


Thomas, 17 ans






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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /2008 19:56

         Souad Massi
                             Bladi  - (2007)











"Celui qui défile joyeusement au pas cadencé a déjà gagné mon mépris.
C'est par erreur qu'on lui a donné un grand cerveau
puisque la moelle épinière lui suffirait amplement.

On devrait éliminer sans délai cette honte de la civilisation.
L'héroïsme sur commande, la brutalité stupide,
cette lamentable attitude de patriotisme,
quelle haine j'ai pour tout cela.

Combien méprisable et vile est la guerre !
Je préférerai être déchiré en lambeaux
plutôt que de participer à quelque chose d'aussi méprisable.

Je suis convaincu que tuer sous prétexte de guerre
n'est rien d'autre qu'un assassinat pur et simple !"


Albert EINSTEIN




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"Kate le monde" est un blog destiné à parler de sujets de société qui me tiennent à coeur,  mais également parler de poésie, de musique, de théâtre, de créations en tout genre, etc....
J'y mettrai également de mes textes et poésies en toute modestie, et des photos prises au fil de mes balades...des coups de coeur et des coups d'essai !.......à suivre....

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